La vie des collections au Musée archéologique du Val d’Oise
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Les expositions passées et en cours issues des collections du musée
Le Musée archéologique du Val d’Oise prête régulièrement ses collections pour des expositions originales, en partenariat avec d’autres musées à échelle communale, départementale, régionale, nationale et internationale.
L’exposition traite de l’alimentation et de la vaisselle à l’époque gallo-romaine.
Objets du Musée archéologique du Val d’Oise exposés : 4 objets issus des collections permanentes. Mobilier archéologique provenant du site des Mureaux (78).
Adaptation originale d’une exposition produite par le Musée archéologique du Val d’Oise en 2016, elle illustre l’utilisation des matériaux gallo-romains et la standardisation des techniques de construction.
Objets du Musée archéologique du Val d’Oise exposés : 13 objets provenant des réserves du musée et 1 objet issu des collections permanentes. Mobilier archéologique provenant des sites valdoisiens de Genainville, Epiais-Rhus/Vallangoujard, Beaumont-sur-Oise et Guiry-en-Vexin/Gadancourt.
Une exposition interactive sur la gestion des déchets de la Préhistoire à l’époque moderne.
Objets du Musée archéologique du Val d’Oise exposés : 13 objets provenant des réserves et 2 objets issus des collections permanentes. Mobilier archéologique provenant des sites valdoisiens de Baillet-en-France (dépôt), Magny-en-Vexin, Guiry-en-Vexin, La Roche-Guyon, Epiais-Rhus/Vallangoujard, Ermont.
L’exposition explore l’imaginaire médiéval et ses influences contemporaines.
Objets du Musée archéologique du Val d’Oise exposés : 4 objets provenant des réserves et 2 objets issus des collections permanentes. Mobilier archéologique provenant des sites de Saint Ouen l’Aumône (Abbaye de Maubuisson), Condécourt et Maule.
Exposition inédite et immersive dédiée au manga Vinland Saga de Makoto Yukimura. Ce manga s’inspire des sagas islandaises du 9e siècle au sein des peuples vikings.
Objets du Musée archéologique du Val d’Oise exposés : 8 objets provenant des réserves. Mobilier archéologique provenant des sites de Beaumont-sur-Oise, Herblay, Villiers-le-Sec (dépôt), Saint-Clair-sur-Epte et Maule.
Exposition consacrée à la sculpture figurative du 19e siècle.
Objets du Musée archéologique du Val d’Oise exposés : 1 objet provenant des collections permanentes. Mobilier archéologique provenant du site valdoisien de Baillet-en-France (dépôt).
L’exposition retrace l’histoire inédite des Celtes sauvages d’Europe du Nord et centrale.
Objets du Musée archéologique du Val d’Oise exposés : 5 objets provenant des réserves, 7 objets issus des collections permanentes dont 3 fac-similés. Mobilier archéologique provenant des sites de Genainville, Epiais-Rhus/Vallangoujard et Maule.
Abbaye de Maubuisson, L’Empreinte (Maison du Patrimoine de la ville de Cormeilles-en-Parisis).
Les expositions à venir en provenance des collections du musée
L’exposition évoque les bijoux, l’art et l’artisanat de l’époque mérovingienne.
Objets du Musée archéologique du Val d’Oise exposés : liste des objets en cours de réalisation (une quinzaine issus des réserves et des collections permanentes). Mobilier archéologique provenant des sites de Guiry-en-Vexin, Magny-en-Vexin, Santeuil, Banthelu, Condécourt et Maule.
Objets du Musée archéologique du Val d’Oise exposés : 6 objets provenant des réserves et 3 objets issus des collections permanentes. Mobilier archéologique provenant des sites valdoisiens de Genainville, Epais-Rhus/Vallangoujard, Guiry/Gadancourt, Saint-Ouen-l’Aumône (Abbaye de Maubuisson).
La conservation au cœur de l’action
Valorisation et recherche
Les prêts et expositions participent également à la recherche scientifique. En collaborant avec des musées partenaires et des institutions culturelles, le musée favorise la diffusion des connaissances sur l’archéologie et l’histoire régionale.
Suivi et entretien des collections
Chaque objet du Musée archéologique du Val d’Oise bénéficie d’un suivi rigoureux, depuis l’inventaire jusqu’au conditionnement et la restauration. Qu’il s’agisse de mobilier archéologique, de céramiques médiévales, d’objets gallo-romains ou de tout autre vestige, le musée veille à leur préservation à long terme.
D’un récolement à l’autre
Les collections des Musée de France font l’objet d’une inscription sur un inventaire. Le récolement doit être effectué tous les dix ans. Les campagnes du 2e récolement décennal 2015-2025 se terminent. C’est [re]parti pour un nouveau récolement décennal, 2026-2036 !
Au 31 décembre 2025, le musée a récolé près de 80% de ses collections inscrites à l’inventaire réglementaire. Il était de 46 % en 2024 pour les musées d’île-de France et de 25 % pour l’ensemble des 1200 musées labelisées Musée de France.
Ce travail au long cours permet, au-delà du pointage des objets, de leur état de conservation et de leur localisation, de redécouvrir les collections et de les valoriser dans le cadre d’expositions ou de prêts. Il permet également de réactualiser la base de données informatiques et si besoin de compléter un atelier post-récolement par des campagnes de restauration et de couverture photographique.
Pour le Musée archéologique du Val d’Oise, la saisie de la fiche de récolement se fait directement sur la base de données informatique Micromusée dans le module dédié. Pour chaque objet, le but est de vérifier comment il va en procédant à des vérifications croisées entre l’objet, sa notice informatisée et parfois avec l’inventaire papier quand il y a une erreur de saisie ou une incohérence.
L’agent récoleur
– Numéro suivant ! J’appelle le G 2154 !
L’objet
– Présent ! Gobelet gallo-romain en verre soufflé daté du 4e siècle, site de …
L’agent récoleur
– Ok approche, pas de n° ? Hmmmm, tourne toi. Ok tu es bien marqué, wouhhh c’est écrit petit ! mais c’est bon. Je vérifie tes mensurations, c’est bon aussi.
– Ok la description est bonne, idem pour ta provenance. Sinon tu vas bien, entier ?
– Ouais ça va mais j’ai un fel au pied, douloureux !
– Ah mince ! Je note défaut d’intégrité avec « fel au pied », ohhh mais c’est instable ! Depuis quand ? C’est récent ?
– Oulala je ne me souviens plus, mais oui, ça fait un moment.
– Ok, je note. Je te prévois une intervention rapidement. Sinon tu es bien logé ?
– Oui ça va, un peu seul.
– T’es où ?
– Réserve, armoire H, travée 2 niveau 4
– Ok, dans quelle boîte ? Bien conditionné ?
– Aux p’tits oignons ! Bac n° GEN21 mais personne avec moi.
– Ok, je vérifie c’est bien ça. Seul mais bien entouré avec ton film Tyvek de protection. Je vois que tu n’as pas de photo.
– J’ai raté le coche…
– C’est malin ! Ok je t’inscris pour la prochaine fois.
– Je peux rentrer ?
– Oui c’est bon pour moi, je valide ta notice. On se revoit rapidement avec le doc’ pour le traitement de ton fel. Numéro suivant, j’appelle le G 3520 !
Les dernières restaurations du musée
Conservée dans les collections du musée depuis 1958, une cuve de sarcophage mérovingien en plâtre, découverte à Amenucourt (Val d’Oise), a récemment retrouvé une nouvelle lisibilité. Datée des 6e-7e siècles, cette pièce rare avait déjà été restaurée lors de son entrée au musée, dans les années 1950, avant d’être exposée puis placée en réserve.
En amont de sa prochaine présentation au public, un nettoyage approfondi s’est imposé. Le défi : intervenir sur un matériau fragile, le plâtre, particulièrement sensible à l’humidité. La solution retenue a été l’utilisation d’un gel d’agar-agar, permettant un nettoyage précis et contrôlé sans détremper la surface. Cette méthode douce, complétée par un gommage minutieux, a permis d’éliminer salissures et traces anciennes.
Cette restauration a également révélé plus nettement les décors moulés en forme de croix situés à la tête et au pied de la cuve, tout en distinguant les parties d’origine des consolidations modernes. L’intervention a été réalisée par Lise Lefèvre, restauratrice spécialisée en sculptures, et rejoindra les vitrines de la prochaine exposition temporaire du musée, Le Monde de Clovis, à partir du 14 février 2026.
Autre chantier emblématique : la restauration de trois bagues mérovingiennes en argent, dont une ornée d’un grenat rouge, provenant de la nécropole de Pousse-Motte à Maule (Yvelines). Datées des 6e–7e siècles, ces parures avaient été découvertes en contexte funéraire, dont une encore portée par le défunt.
Déjà restaurées dans les années 1960, ces bagues présentaient aujourd’hui des fragilités liées au vieillissement des matériaux et des anciennes colles. Une nouvelle intervention de conservation-restauration a permis leur consolidation à l’aide d’une colle époxydique adaptée, un nettoyage délicat et l’application d’un vernis protecteur afin de limiter l’oxydation de l’argent.
L’intervention a été réalisée par Julia Jouet. Ces bijoux rejoindront les vitrines de la prochaine exposition temporaire du musée, Le Monde de Clovis, à partir du 14 février 2026, offrant au public un regard renouvelé sur l’artisanat et les pratiques funéraires mérovingiennes.